Les petites saucisses rouges des bento au Japon

Au Japon, les « ウインナー » « Aka Wiener » ou saucisses viennoises, sont un élément très populaire dans un bento. Ca ne coûte pas très cher, ça apporte de la couleur, c’est petit et les enfants aiment bien ça. Certes, tout le monde n’en achètent pas car c’est surtout un produit industriel pas forcément de bonne qualité, néanmoins, dans un beau bento, cela rend très bien. Exemple ci-dessous, sur un bento trouvé sur ce blog japonais :

Mais alors, comment sont faits ces saucisses rouges qui viennent se placer dans les bento nippons ? Et pourquoi sont-elles si rouges ?! Une émission de télé nous a montré tout ce qu’il fallait savoir.

Vous noterez que l’entreprise qui les fabrique n’a pas caché grand chose (si ce n’est les additifs ajoutés dans la viande ?!) et si j’ai pu être parfois étonné que l’on montre le processus de fabrication qui n’est pas très sexy, c’est finalement un bon coup de pub !

Allez, débutons du roman-photo sur la fabrication des saucisses viennoises rouges au Japon :

Arrivée de viande de boeuf et de porc d’Australie en gros blocs congelés. Pas forcément très appétissants, mais c’est bien ce qu’on mange.

Du sel, de l’eau, de l’amidon, on mélange bien tout cela avec la viande.

Première machine à saucisses, 26 millions de yen ( 250 000euros ! ), 1 minute et 30 secondes de malaxage après…

La bonne bouillie de chaire à saucisses sort de la machine très chère. Prochaine étape.

La machine numéro 2, un peu moins chère (7 millions de yen, 66ooo euros) va s’occuper comme il faut de la viande précédente…

Des rouleaux de…

Monsieur, qu’est-ce que c’est que ça ? Du collagène ! Matière première essentielle dans l’industrie agro-alimentaire, cette protéine offre une excellente résistance et sert donc d’enveloppe pour les saucisses.

L’histoire ne nous dit pas combien de mètre de « peau » à saucisses en collagène il y a sur un tube.

Ensuite, ça va très vite, alors rien ne vaut une image faite sur ordinateur pour nous expliquer le processus de la chaire à saucisse introduite dans le collagène.

Une minute pour 650 saucisses, pas mal. Nos saucisses sont presque prêtes, mais ne sont toujours pas rouges.

Suite de l’aventure, dans un four à 7 millions de yen (66 000 euros). Un gros four !

Amada San a 73 ans et les saucisses, il connaît (il prend sa retraite dans 4 jours et a toujours le sourire). Le travail, c’est la santé !

C’est cuit, mais ce n’est pas fini !

Il est temps de passer les saucisses dans leur bain… mais pourquoi faire ?

Et oui ! Le rouge des saucisses viennoises japonaises, c’est grâce au bain !

C’est un colorant naturel, réalisé à partir des fruits d’annoto (ou roucou).

Oh !! On y est enfin ! Ou presque…

Les saucisses sont rouges, mais pas à l’intérieur. Miam, miam.

Pourquoi ces saucisses sont rouges ? Tout simplement car elles apparaissent ainsi comme meilleures lorsque des tests furent faits. Pas sûr que les résultats soient les mêmes dans tous les pays.

Cette petite saucisse rouge, c’est un peu du patrimoine culturel nippon ! Un classique du bento !

Oui, mais les saucisses, il faut les couper les unes des autres. Encore une machine qui fait son boulot vite, vite, vite.

Tout en coupant les saucisses les unes des autres, des lames font 3 petites entailles. Le souci du détail !

La voilà cette machine, à 1,5 million de yen, 14000 euros.

Vous savez maintenant tout ce qu’il faut savoir sur les saucisses rouges des bento japonais !

Sur la boutique, quelques accessoires spécialement faits pour les saucisses : Winna Meijin.

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Une réponse à Les petites saucisses rouges des bento au Japon

  1. Mmmmh! Ca tombe bien, j’allais petit déjeuner =)
    Finalement nos petites knackis de Herta, elles sont pas mal du tout!

    Bonne journée!